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Recrutement : de nouvelles attentes entre transparence et stabilité

Dans un contexte post-pandémique en voie de stabilisation, les salariés français redéfinissent leurs priorités. La cinquième édition de l'enquête « Ce que veulent les candidats » de Robert Half met en lumière trois grandes tendances : retour à la stabilité, ancrage durable de la flexibilité, et montée en puissance de la transparence salariale. Détails.

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Recrutement : de nouvelles attentes entre transparence et stabilité

Salaire, ancrage de la flexibilité et attentes sur la transparence salariale, le cabinet Robert Half dévoile les principales aspirations des salariés en 2025 dans sa nouvelle enquête « Ce que veulent les candidats », publiée le 2 avril.

Le marché de l'emploi en 2025 ne se résume plus à une dynamique de conquête. Il s'inscrit dans une logique de rééquilibrage, où les attentes se précisent : stabilité, reconnaissance financière, autonomie et transparence. Pour les directions administratives et financières, cela implique d'adapter leur stratégie de rétention des talents à cette nouvelle donne, en alignant politiques salariales, conditions de travail et communication employeur.

Un marché de l'emploi plus réfléchi, moins tourné vers la mobilité

Alors que la période post-Covid avait favorisé la mobilité professionnelle massive, la tendance semble désormais s'inverser. Les salariés adoptent une posture plus prudente face à l'incertitude économique actuelle. Seuls 10 % sont en recherche active d'un emploi, 32 % se disent à l'écoute de nouvelles opportunités et 69 % déclarent être satisfaits de leur emploi actuel.

Ce ralentissement se traduit aussi du côté des recruteurs : près de la moitié des salariés n'ont reçu aucune sollicitation ces trois derniers mois. Le marché de l'emploi semble donc entrer dans une phase de consolidation, marquée par un retour de l'équilibre entre offre et demande.

Le salaire reste le premier levier de mobilité

La rémunération demeure un facteur déterminant dans la décision de changer d'entreprise pour près de 51 % des répondants identifient le salaire comme raison principale de départ. Le manque de perspectives d'évolution arrive en deuxième position (31 %). La flexibilité s'impose comme un nouveau critère-clé, avec une progression notable (+7 points en un an).

La flexibilité devient un prérequis

Le rapport à la flexibilité a changé de nature. Télétravail, organisation hybride et horaires aménagés sont désormais des composantes centrales de l'expérience salariée et 24 % des répondants quitteraient leur entreprise si le télétravail était supprimé. Ansi, 34 % considèrent la flexibilité comme un critère essentiel de fidélisation. Chez les jeunes actifs (18-34 ans), ce point est beaucoup pllus marqué, un quart se disent prêts à partir si la flexibilité est réduite.

Transparence salariale : vers une nouvelle norme sociale

Avec l'entrée en vigueur prochaine de la directive européenne sur la transparence salariale (prévue pour 2026), les mentalités évoluent rapidement. 49 % des salariés parlent désormais librement de leur salaire avec leurs collègues et 48 % affirment qu'ils refuseraient de postuler à une offre sans mention explicite de la rémunération.

Cette attente de clarté s'étend également aux conditions de travail. Près d'un actif sur deux se dit dissuadé de postuler si les modalités de flexibilité ne sont pas clairement exposées dans les offres d'emploi.

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